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VIVADECO n°136

LE PARI DE LA LÉGÈRETÉ

Une certaine légèreté demande plus d’efforts que la pesanteur, la gravité, l’ennui qui s’en dégage. Mais elle est liée aussi à une certaine grâce, au charme, au plaisir ». Le regretté Jean d’Ormesson ne parlait probablement pas de décoration d’intérieur. Encore que cet écrivain, qui a incarné l’élégance, souvent présenté comme un « vagabond de luxe », ne devait pas être insensible au confort et à la qualité de son environnement. Sa philosophie, que sa petite fille Marie-Sarah Carcassonne résume en une phrase, « Il m’a transmis le plus important des savoirs, qu’il faut être heureux et libre, ne pas se prendre au sérieux et surtout que la vie est belle, même si elle a une fin, parce qu’elle a une fin », peut aussi nous inspirer quand nous pensons à l’aménagement de notre intérieur. Heureux et libre, un bon résumé. Heureux, parce que le bonheur et le bien-être, le nôtre et celui de nos proches est – ou devrait toujours être – notre objectif premier. Libre, parce qu’il est nécessaire de s’affranchir des contraintes, autant que possible, à commencer par les « tendances ». Bien sûr, nous partageons nos coups de cœur parmi les innovations et les expérimentations des designers, des stylistes et des décorateurs mais certainement pas pour dire ce qui « bien » et ce qui est « beau ».
Que vous ayez envie d’un bleu méditerranéen, comme celui adopté par Dolce & Gabanna, de
50  nuances de blanc ou, au contraire, d’une palette de couleurs plus éclatantes, comme le
propose l’architecte Thibaud Picard qui en a fait sa signature, cela n’appartient qu’à vous.
La liberté, c’est aussi celle du changement. Une étude récente a révélé que plus de la moitié des Français renouvelle au moins une fois par an des éléments de leur intérieur. Et plus
de 10% craquent tous les mois. Bien sûr, ils ne refont pas la décoration du sol au plafond à
chaque fois, mais ils s’offrent du petit linge de maison (housses de coussin, plaids), des objets (miroir, cadre, vase…), du textile (voilage, tapis…)… Parce que, et nous devons encore une
fois cette conclusion à Jean d’Ormesson, « Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu »… qui vous attend dans les pages qui suivent.

FRÉDÉRIC BENOIT
Directeur de la Rédaction